Maxime Forever

  Je me dois d’avoir l’honnêteté de commencer par dire que Maxime d’Aboville fait partie du top five des acteurs qui font battre mon cœur. Toute pièce le concernant de près ou de loin fera donc l’objet d’une critique dithyrambique, exemptée du devoir éthique qui incombe normalement à celui qui s’exerce à la critique : l’objectivité. Cela étant dit, je peux commencer.

  Pas de repos pour Maxime d’Aboville. Sur tous les fronts lors des deux dernières saisons théâtrales, celle qui commence ne s’annonce pas de tout repos pour l’acteur. Entre deux pièces à assurer, il a donc décidé de se faire plaisir en réalisant ses leçons d’Histoire de France. S’inspirant de divers textes de Chateaubriand, Hugo, Dumas et d’autres, il retrace sous forme de leçons scolaire l’Histoire de France de ses prémices Moyen-Âge jusqu’à Napoléon.

  J’ai d’abord assisté à la deuxième leçon, allant de Marignan à Louix XIV, puis ait réitéré l’expérience samedi dernier pour la première leçon. Ce qui fait toute la qualité de ce petit spectacle est la simplicité désarmante avec laquelle l’artiste nous livre sa réalisation. Une carte de France sur son chevalet, un petit bureau avec quelques images, une chaise et sa blouse de professeur, qu’il enfile dès son arrivée sur scène. Une heure durant, armé de sa baguette et de sa verve, il livre un cours tantôt solennel tantôt frénétique, incarnant le professeur rigide, froid et brûlant d’amour pour sa discipline. Ce professeur que l’on a tous plus ou moins eu dans une matière à l’école, que l’on adorait railler et singer par derrière mais face à qui l’on se tenait à carreau de crainte de la sanction qui tombait à la moindre contrariété.

  Face à cette caricature du professeur d’Histoire, l’audience est attentive, enthousiaste et participative. Les moins jeunes d’entre nous se prêtaient avec délectation à cet exercice qui les replongeaient en enfance, et les plus jeunes n’étaient pas en reste. Pour autant pas de débordement, personne n’avait envie de couper maître D’Aboville dans son élan.

  Une fois de plus, l’acteur nous démontre que tout lui sied, tant son personnage psychopathe dans « The Servant » que son accoutrement de fillette dans les scénettes de la dernière cérémonie des Molières, en passant par le dandy fataliste dans « Par-delà les Marronniers ». N’oublions pas qu’il incarnera également cette année Charlie Chaplin dans la pièce de Daniel Colas « Un certain Charles Spencer Chaplin ». En attendant, je signe pour la troisième leçon d’Histoire de France.

Une leçon d’Histoire de France I et II, de et par Maxime D’Aboville, au théâtre de poche Montparnasse  jusqu’au 15 Octobre 2016. Réservations en ligne : http://www.theatredepoche-montparnasse.com/project/une-lecon-dhistoire-de-france-iii/ ou 01 45 44 50 21

 

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s