Introduction

Bonjour,

J’écume les salles de spectacles parisiennes (et banlieusardes) depuis environ un an et demi, à un rythme plutôt effréné. Un peu tard me direz-vous pour tomber dans la marmite, je vous l’accorde. Retournons un an et demi en arrière : à tout juste 23 ans, je commençais à travailler dans un cabinet d’Architecte dans Paris et je désespérais de trouver un jour une passion. Je finissais mes études d’Architecture, intéressantes, certes, mais ne me comblant pas comme je l’aurais souhaité. Je jetais alors un regard nostalgique sur mes 17 années de piano. Avec le recul je m’en rends compte, c’est peut-être dans cette discipline que j’aurais dû me lancer à corps perdu, toujours est-il que cela déclenche en moi plus d’émotions que l’Architecture, qui le talonne au podium. Mais, alors que je touchais du bout des doigts un niveau confirmé, un manque certain de maturité et de rigueur m’a dévié de cette vocation pour me faire entreprendre les études que j’ai suivies. Fataliste, je m’accorde à dire que « c’était écrit ». Je continue aujourd’hui le piano en amateur, j’exerce le métier d’Architecte, mais quelle est ma passion, celle qui me ferait déplacer chaque jour sans sourciller, quelle que soit l’heure, celle que j’ai envie d’embrasser toute entière et tout d’un coup, toute novice que je sois, celle qui me ferait dilapider chacun de mes salaire en gardant le sourire ? Qu’est-ce qui va enfin me tordre les boyaux ?

C’était en 2014. Du 26 Mars au 6 Juin, se jouait le Tartuffe, de Molière, mis en scène par Luc Bondy, aux ateliers Berthier. L’acteur Micha Lescot était entendu sur France Inter par Frédéric Mitterand, et ce dernier n’a cessé de l’encenser. La nouvelle vie Parisienne que je vivais me pousse à prendre deux billets pour Michael, mon conjoint, et moi. Ce fut une décision compulsive, non réfléchie et infondée, ce fut la plus belle décision de ma vie. Je retourne voir le Tartuffe au mois de Mars prochain, pour pouvoir enfin écrire ma critique, et déverser sur Luc Bondy et Micha Lescot le flot mièvre de mon amour, eux qui ont tout déclenché.

L’idée d’écrire les critiques des pièces que je vais voir m’est apparue au fur et à mesure, sans jamais oser me lancer. Après tout, je ne suis ni écrivain, ni journaliste, pas plus que je n’ai acquis suffisamment de culture théâtrale en un an et demi pour asseoir ma crédibilité dans cet exercice. Mais je suis de ceux qui ont besoin de se purger de leurs émotions, je ne sais pas les contenir, et bien souvent j’ai envie de les crier au monde entier. Le 27 Janvier dernier, mon conjoint et moi sommes allés voir Richard III, de William Shakespeare, mis en scène par Thomas Jolly, et s’en fût trop ! Les doigts me brûlaient à la sortie même du théâtre, et je décide aujourd’hui de satisfaire ce besoin qui se fait de plus en plus pressant.

Je me lance donc sans prétention aucune, ni dans l’intention de donner des leçons ni de prétendre détenir une quelconque vérité, mais juste en tant que spectatrice passionnée et actrice amatrice débutante. J’ai envie de donner mon avis sur ce que je vais voir, tout simplement.

Image : © Thierry Depagne

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